Le Sud-Ouest regarde souvent Bordeaux du coin de l’œil, mais possède ses propres terroirs et son histoire. Pourtant, le merlot, comme une rivière souterraine, irrigue tout autant les terroirs du Bergeracois, du Duras et, plus anecdotiquement, du Cahors (où il joue la partition des seconds violons derrière le malbec).
Un allié des vins accessibles
À Bergerac, à Buzet, Duras ou même en Haut-Montravel, le merlot assume un rôle similaire que chez son cousin de Gironde : offrir une porte d’entrée gourmande aux rouges de ces terroirs. Son profil précoce est d’ailleurs bienvenu sur les sols plus frais ou argilo-calcaires du Périgord, où il maturera plus sereinement que les cépages tardifs.
Sa contribution ? Des vins souples, faciles à boire, accessibles en jeunesse, où la cerise noire, la mûre et la réglisse mènent la danse. On pense par exemple à certains Côtes de Duras qui offrent, pour moins de 8 euros, une explosion de petits fruits noirs, une bouche pleine, toute en douceur, loin des tanins asséchants de quelques crus trop extrêmes.
Un caméléon dans les assemblages du Sud-Ouest
- Bergerac : Merlot dominant, complété d’un peu de cabernet sauvignon et cabernet franc, pour des rouges souples et généreux.
- Buzet : Même logique d’assemblage, avec souvent un accent merlot qui gomme la rusticité et facilite la buvabilité des vins.
- Côtes de Duras : Merlots fruités, tanins mûrs, à savourer frais pour la convivialité.